Marie-Aime ses amis

Samedi 9 août 2008


Dim, dam, dom. Avec sa petite frimousse de jeunette, ses strings qui dépassent et ses décolletés qui pigeonnent, on l’imaginerait volontiers défiler sur la célèbre musique des pubs de Dim. Spontanée, rieuse, généreuse, elle ondule avec autant de naturel dans les allées du Printemps que sur les dunes du Sahara. Accro aux soldes autant qu’à l’élévation spirituelle, elle laisse parfois deviner une petite faille dans le regard. Un brin d’innocence, un soupçon d’incertitude, un manque de confiance en soi qui ne font qu’ajouter à son charme. Mais ne le lui dîtes pas. Ou dans un grand éclat de rire, elle se replie en deux, cache ses mains, regarde ailleurs. Dominique G., une panthère noire mâtinée de caméléon qui arrive à s’escamoter en 2 temps 3 mouvements.

 

Certains rougissent au moindre compliment. Elle, se plie en 2, en 4, en 8… pour vous faire plaisir ou pour disparaître, au choix. Parlez-lui de ses tarifs, de ses cartes de visite, de la qualité de ses soins. Elle se fait si petite qu’on la glisserait dans un magnum de champagne. Un grand crû. Parce que cette fille, c’est du pétillement à l’état pur.

 

Un petit rien et elle pétille de nouveau, telle des bulles de champagne jaillissant de leur bouteille un soir de réveillon. Elle arrose le monde de ses éclats de rire, de sa bonne humeur, de sa vitalité. Une éternelle jeune femme qu’on imagine bien à 80 ans passés faire tourner les têtes des visiteurs de sa maison de retraite. Une jeune scoute sexy, toujours prête à rendre service, qui réussirait à masser le kiné venu lui rendre visite, parce que « le pauvre petit poussin innocent a l’air bien tendu, aujourd’hui. En plus une affreuse infirmière vénale lui court après et veut abuser de lui. Je le sais, il a l’air tout malheureux. Comment ça, mon tour de rein, ma sciatique, ma rate qui se dilate et mon foie qu’est pas droit ? Mais enfin, quelle importance ? Il a l’air tout retourné ce matin le pauvre minou. Il faut que je prenne soin de lui. ». Et puis il a une jolie p’tite gueule, le minot, ce qui ne gâche rien. Enfin moi je dis ça…

 
D
ominique, la gentille infirmière dévouée qui n’hésite pas à tenir le standard de SOS amitié pour ses copines de vacances ; à soutenir les grandes sœurs en mal de gérant ; à refourguer ses ex dans les bras de ses copines célibataires (pour la bonne cause, hein, faut pas croire…).

Mais qui s’occupera du fabuleux destin de cette Amélie Poulain d’Ivry s/ Seine ?

 

Dominique, deux qui la tiennent, trois qui lui expliquent… qu’elle a de l’or entre les mains. Que lorsqu’elle entre dans une pièce, ça sent bon l’esthétique, les huiles essentielles et le savoir-faire. Qu’on s’y voit déjà, dorloté, chouchouté, dans son futur complexe d’esthético-bien-être, les mouflets et les soucis au vestiaire. Qu’on en rêve de notre prochain rendez-vous chez « Dominique-Bien-Être-allô-j’écoute ? » : une heure trente pour se laisser masser, reïkiser, enlever les points noirs et les gros chagrins et ronronner de plaisir.

 

Mais avant tout ça, on voudrait bien qu’elle prenne soin d’elle. « Qu’elle donne tout son amour à la petite Dominique abandonnée tout au fond d’elle », conseille mademoiselle Kitty Hello*, adepte du tapis volant marocain. « Qu’elle se fasse pirate ou corsaire et parte à la conquête de ses trésors intérieurs », ajoute Jack Sparrow*, qui passait par là. « Pas besoin de se rendre indispensable pour se faire aimer. Les petits poussins innocents ne sont pas si fragiles qu’ils en ont l’air. Mieux : ils ont bien envie d’apprendre à se débrouiller par eux-mêmes plutôt que d’être couvé à vie. En revanche, seule la grande Dominique est capable de prendre soin de la petite Dom de 3, 5, 8, 16 ou 37 ans, qui se sent parfois si fragile et abandonnée à l’intérieur. Qu’elle la nourrisse au biberon de champagne sa petite, peuchère ! Question d’utilité publique. Plus la petite Dominique se fera chouchouter par la grande, meilleur sera le champagne pour les autres », conclut madame Charité-Bien-Ordonnée-Commence-Par-Soi-Même*. 

 

Pérignon. Appelez-la Dom Pérignon. Parce que cette fille, c’est une fontaine, que dis-je, une cascade de petites bulles pétillantes à souhait prêtes à faire tourbillonner le monde et à lui donner un air de fête. Qu’elle soit la première à s’en abreuver jusqu’à plus soif de ses précieuses petites bulles d’amour. Ensuite, promis, le champagne coulera à flot pour une merveilleuse fête où l’amitié sera reine. Enfin moi je dis ça…et je ne dis pas que des sottises, pour une fois. 

 

*Les noms ont été modifiés.

 

 

Par Marie-Poppins
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