Jeudi 10 septembre 2009

Parfois on se fait des idées. On se voit tenir une chronique littéraire raffinée, évoquant des idées fines et spirituelles et de tendres sentiments, le tout narré d’une écriture élégante et enlevée. On se dit, ce blog sera à mon image et je pourrai contempler le fruit de mes pensées s’exposer dans leur plus bel appareil aux yeux de tous.

 

Tous les chemins mènent à Rome. Et toutes les requêtes Google à Marie Poppins. Du moins, certaines plus que d’autres.

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à l’option « statistiques » d’Over-Blog qui me permet, chaque jour, de découvrir les chemins de traverse empruntés dans l’intimité le soir derrière leur PC par des aventuriers du net en mal d’émotion.

Et c’est en gras dans le texte que je vous dévoile les clés usitées par les internautes pour parvenir jusqu’à moi. Marie Poppins, sa vie, son œuvre, sa portée universelle et hautement philosophique, dévoilées en quelques mots. 

 

Grosse chatte coulante. Non, Marie Poppins ne pratique pas la torture animale. Une chatte n’est pas un camembert, si elle est coulante, ça cache quelque chose. Mais quoi ? La suite m’a éclairée sur le créneau dans lequel je m’étais – par inadvertance  – lancée.

Elle se branle over blog. Ca arrive aux meilleurs d’entre nous. Anecdotes boules geisha. Oui, Marie Poppins regorge d’anecdotes en tous genres. Cet hétéroclisme fait d’ailleurs son charme, ainsi qu’en témoignent les fleur de lotus crotte et autres porte rouleau papier wc porcinet.

                                                                                                                      

Mais le plus appréciable, c’est l’aspect intergénérationnel de Marie Poppins. Car, telle Alain Delon, Marie Poppins séduit petits et grands par son universalité et son charisme indéniable et frappe même dans le 3e âge.

Un 3e âge particulièrement dynamique, comme le prouvent les vieille qui a le feu à la chatte et autres vieille s’éclate la chatte. Les vieille qui a envie de petits jeunes ont de l’avenir et les vieille qui se doite ont visiblement la cote. « Doigte » avec un « g », d’ailleurs, internaute gérontophile de passage. C’est peut-être justement le point qui te manque pour aboutir pleinement à ta requête googlienne... Car, oui, quel pied de faire l’amour avec une vieille !

 

Marie Poppins sait également répondre à des questions existentielles et, telle une animatrice de radio libre un soir de grande écoute, elle recueille les confidences et apaise les angoisses. Tu t’es retrouvé en slip devant des filles moqueuses et tu rêvais d’avoir un tout petit slip bien rempli ou un super slibard ? Imagine-les en costume culbuto, et ce sera à ton tour de te gausser. Tu rêves de fortune et espères une visualisation créative loto ? Tu voudrais savoir comment faire revenir son amoureux par des mots tendres, demander à une femme mariée si elle couche ou encore faire un compliment à une collègue de bureau ? Tu te fais draguer par des gros lourds réplique (et tu cherches une réplique visiblement ?). Marie Poppins peut t’aider.

 

Parfois internaute de passage, tu sembles cafouiller et, il faut bien que je te l’avoue, je peine à comprendre tes manoir de mis voix vieilles oreille. Dis m’en plus si tu repasses par ici, car Marie Poppins peut tout entendre. Oui, même si tu prends parfois tes fantasmes pour des réalités avec tes Marie couche toi là, Marie est à ton écoute.

Tu cherches les sites des meilleurs récits de mariés cocu ? Des récits de coquines sans slip au bureau ? Des mamans coquines devant leur mari ? Tu aimes les femmes sévères qui tienne les couilles avec de la ficelle ? Comment ? Ma voisine me serre les couilles et joue aux billes avec ? Ouche ouche ouche qu’est-ce que j’ai mal couille ! Forcément, les billes et la ficelle, ça ne pardonne pas. Alors écoute, ce n’est pas sale, toutefois, retente ta chance à la grande loterie googlienne, tu obtiendras probablement plus ample satisfaction sur un autre site.

 

Marie Poppins n’a pas réponse à tout mais il faut croire qu’elle fait suffisamment illusion pour qu’on lui pose des questions pointues. En quelle année est apparue la lampe de poche ? Comment apprendre à dessiner une mer déchaînée ? Faut il mettre de l’engrais sur les pensées ? Combien de temps de ta vie prend une cigarette ?

Mmh, une autre peut-être ? Patron d’étoile pour baguette magique ? Ok, avouons-le, le créneau de Marie Poppins, c’est plutôt l’imagination, la vie de bureau, les petites fées fraîchement attrapées qui gambadent dans les prés avec des baguettes de fée débutante sous un ciel plein d’étoiles

 

L’agence Poppins, c’est l’aventure qui commence dès le pas de la porte avec le chat du voisin [qui] fait pipi sur mon paillasson. 

Ce sont des personnages pleins de facéties : elle cache une bouteille dans sa chatte, une géante coince un homme sous son aisselle, mais aussi du romantisme : couche toi dans le sable et de la sensibilité : marie poppins hyper fragile. Oui, Marie Poppins est un être sensible, elle a, comme tout un chacun, ses moments de faiblesse et ses fragilités, et surtout un grand besoin d’amour.

Et pourtant, elle en reçoit, des critiques, marie la grosse crotte,  et c’est vrai qu’on peut parfois se demander pourquoi aimer Mary Poppins ?

Aussi, c’est à toi, inconnue de passage, toi, désordonnée de mon cœur, dont les mots tendres, m’ont réchauffé l’âme que je m’adresse pour ces mots que tu m'as laissés : marie ton blog est génial. C’est du véritable engrais pour cœur de marie que tu m’as écrit là. Alors, à toi et à tous ceux qui passez là par hasard, je dis merci.

Merci !

Par Marie Poppins - Publié dans : Marie-Vière-de-Diamants - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 11 janvier 2009

A peine entrée dans la salle de réunion, j’ai senti quelque chose qui clochait. Il était différent. Mon allié de toujours, qui peut encaisser sans broncher même lorsque la pression se fait plus forte, les réunions plus longues et que les doutes m’assaillent. Mon fidèle compagnon, qui sait se montrer tendre et accueillant ou dur comme l’acier lorsque l’envie s’en fait sentir. Mon pilier, mon tout, mon centre. Mon point d’ancrage, toujours et à jamais.

 

Aujourd’hui, j’ai senti qu’il pourrait bien flancher.

 

Nous nous sommes tous assis dans la grande salle de réunion, attendant, emplis d’appréhension, que Monsieur Dantaface présente le bilan de fin d’année. Les chiffres sont catastrophiques. On parle de coupes sévères dans le budget. De nombreux projets sont enterrés. Des rumeurs circulent sur des licenciements.

 

Sans même le regarder, j’ai senti qu’il se ramassait sur lui-même, qu’il se vidait de l’intérieur. Et puis, très vite, ce gémissement, à peine audible pour un observateur distrait. Mais je le connais trop bien pour qu’aucun de ses tressaillements ne m’échappe.

 

Je me dis que ce n’est pas possible, il ne peut pas craquer, là comme ça, devant tout le monde. Pas lui. Même si « les temps sont durs », même si « c’est la crise » et qu’on va « tous devoir se serrer la ceinture », ainsi que l’égrène Monsieur Dantaface devant son tableau noir du malheur. Je voudrais le rassurer, qu’il sache que je prendrai toujours soin de lui, quoiqu’il arrive. Je connais les secrets qui lui font du bien et que je lui prodiguerai dans l’intimité. Mais qu’il tienne le coup, quelques instants encore.

 

Et puis ce cri soudain, tel un pleur d’enfant qui s’élève dans la torpeur matinale de la salle de réunion. Quelques têtes se retournent. Je pose tout doucement ma main sur lui pour l’apaiser. Le plus discrètement possible. Je ne veux pas que ça se sache, ce genre de chose devrait rester secret. Surtout en entreprise. C’est sans compter monsieur Dantaface.

 

-          C’est qu’elle a faim, la coquine !

 

Monsieur Dantaface, égal à lui-même, ne peut retenir une de ces réflexions égrillardes dont il a le secret. Comme ce jour où je suis entrée dans son bureau, vêtue d’un chemisier trop court qui dévoilait un morceau de chair et un bout de string. « Hé hé, dites-moi Marie Poppins, vous êtes en chasse ? ». J’eu beau lui expliquer, rougissante et tirant sur mon chemisier que, non, pas du tout, simplement c’est la mode des pantalons tailles basses, alors forcément, vous comprenez… Mais rien n’y fit. « Ne vous fatiguez pas, ça m’amuse ces choses là, ha, ha, ha ! Prévenez-moi quand vous aurez consommé votre proie, ha, ha ! » 

 

Les choses les plus belles et les plus naturelles devraient parfois rester secrètes. « Elle a faim la coquine ». Pourtant cette fois-ci, il semble qu’il se soit dangereusement approché de la vérité.

Oui, elle a faim la coquine. Oh oui, elle a faim. Mon geste se fait plus appuyé. A quoi bon le cacher après tout ? Je sens sa chaleur contre la paume de ma main alors qu’il continue de gémir dans le silence pesant de la salle. Et je lui parle dans ma tête. « Allez mon cœur, tiens le coup. Encore une heure, une petite heure. »

 

Mes collègues sont hilares. Ma voisine pouffe dans le creux de sa main alors que le cri de mes entrailles emplit la pièce. Mon centre de gravité, mes tripes, mon ventre, ma base, mon soutien de toujours continue de gargouiller dans une mélopée déchirante. Je cherche un sucre, un bonbon dans mon sac, en vain.

 

C’est perdu dans une foule moqueuse qu’on se sent parfois le plus seul.

 

Il est 11h28. Mon estomac crie famine. La réunion vient tout juste de commencer. Je sens que la prochaine heure sera longue. 

 

Par Marie Poppins - Publié dans : Marie-Fifi au bureau - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Samedi 3 janvier 2009

 ?

Par Marie Poppins - Publié dans : Marie-Couche-Toi-Là - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 7 décembre 2008

Ce n’est pas facile de dire à quelqu’un qu’il nous plaît, il faut savoir trouver les mots, être un peu poète. Généralement ce sont les garçons qui s’y collent ; et rien que pour ça, je suis bien contente d’être une fille. Ca doit être à ça que servaient les troubadours autrefois : ils passaient de cour en cour et donnaient les meilleures astuces pour tomber toutes les comtesses sans effort.

 

A Paumé-Land aussi exerce un poète de l’amour. Tous les jours, à la cantine, devant un parterre de collègues tout ouïe, il célèbre le sentiment amoureux sous toutes ses formes. Aujourd’hui, Nick Le Slibard, jeune con dynamique et négociateur au service achats, disserte sur l’art de l’approche amoureuse.


- Fesse Bouc c’est pas mal. Mais pour lever les minettes, je préfère Meetrique. T’entres tes critères de recherche, t’as les mensurations de la fille…Je suis tombé sur une petite coquine l’autre jour... Mine de rien, je te l’ai chauffée au corps. Tu verrais les messages qu’elle m’envoie ! 

 

A ce moment entre Gazina, une petite brune piquante.
- Eh, Gazina, comment tu vas ?

 

Nick se redresse, le sourire charmeur. Gazina rosit et lui rend son sourire. Elle récupère un paquet dans le réfrigérateur et ressort sous l’œil égrillard de Nick. Les coudes relevés derrière la tête, il se cale contre sa chaise.

- Aah, sacrée Gazina, une vraie chaudasse, celle-là ! Bah, c’est une vieille histoire. Je suis passé chez elle, 2-3 soirs, après le boulot. Mais je me suis rangé des voitures maintenant que je suis avec ma copine.

 

Nick Le Slibard, la galanterie faite homme.


- Sans rire, je la kiffe ma nouvelle copine. Je suis fan d’elle. J’adore tout ce qu’elle fait. Je l’ai même présentée à ma Mémé Gilberte.

- Pourquoi tu continues de draguer sur Meetrique, alors ?, demande Javotte
- Bah, c’est pour garder la main. On ne fait que chatter. Et puis ça leur fait tellement plaisir. Eh, Javotte, mais qu’est-ce qui nous arrive ? C’est le début d’une histoire ?

 

Leurs mains viennent de s’effleurer alors qu’ils voulaient tous deux attraper le sel. Et Javotte, stagiaire longue durée, de minauder, telle une collégienne qui vient de se faire inviter à son premier slow.

 

C’est fascinant l’effet que ça peut faire un compliment sur une fille. Ce besoin si féminin de plaire, d’ajouter un soupirant potentiel à son carnet de bal ; d’être distinguée parmi toutes les autres filles jusqu’à faire d’un Nick Le Slibard l’arbitre des élégances.

 

Et au fond, je crois que ça m’agace ces petits jeux de séduction. Ces regards accrocheurs, allumeurs, un peu vides de sens et d'émotion. Photocopiables à l’infini et distribués sans distinction sur la voie publique.

 

C’est peut-être pour ça que j’ai envie de sortir. De toute façon j’ai fini mon repas. Dans le couloir, j’entends la porte qui claque derrière moi. Nick me rattrape et me saisit par le poignet. Ses yeux sont graves. Il bafouille.

-         Popsie, je sens que tu as quelque chose contre moi. Si, si, je le sais bien. Pourtant, si tu me laissais ma chance, tu sais que je pourrais t’offrir le plus beau cadeau dont une femme puisse rêver…
-         Sans blague.
-         Ecoute.

  

 

 

My dick in a box, par Justin Timberlake et Andy

-
        
Wouarf, Wouarf, wouarf ! Nick se gondole à s’en étouffer de rire. Entre deux hoquets, il essuie une larme et pousse un soupir. « Aaaah, je suis vraiment trop bon moi ! »

 

Oui, l’approche amoureuse relève parfois du grand art.

Nick s’est fait le chantre de l’amour galant. Il a su lui imprimer son génie propre jusqu’à créer un genre qui n’appartient qu’à lui, la Slibardise. Dans son domaine, Nick atteint de tels sommets qu’il mérite une distinction.


Nick Le Slibard
, élu Slip d’Or 2008 de la Drague du Gros Lourd. Sous vos applaudissements.

 
Par Marie Poppins - Publié dans : Marie-Fifi au bureau - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 16 novembre 2008

Oui, "Polly m'a taguer" et je l’écris en lettres de sang sur cette page immaculée. D’un coup de clic en plein cœur elle m’a lancé ce défi : révèle-moi les livres qui t’ont chamboulé le cœur, qui ont façonné ta vie, qui t’ont émue jusqu’aux tréfonds de l’âme.

 Oui, "Polly m'a taguer" et son défi est accompagné d’un ultimatum :

 

« Cite la personne qui t’a taguée. Ouvre un livre à la page 123. Recopie à la 5e ligne les 5 lignes suivantes. Indique le titre du livre, l’auteur, l’année d’édition. Tague 4 personnes dont tu souhaites connaître les lectures et avertis-les. »

 

A chaque seconde qui passe, je sens mon cœur se dévoiler davantage. Si je ne veux pas qu’il se mette entièrement à nu je dois agir sans tarder.

 

Vite, me précipiter dans une librairie, emprunter La critique de la Raison Pure à la bibliothèque municipale, trouver une parade. Parce que je ne peux décemment pas lui faire découvrir mes lectures du moment :



Non, son clic est trop profond. Mon cœur saigne, je ne peux plus me déplacer. Bon sang, trouver quelque chose, vite. Malheur, aucune de mes nombreuses bandes dessinées n’atteint la page 123.

 

Fouiller dans mes cartons : La femme fardée de Françoise Sagan, un exemplaire tout écorné d’avoir été tant lu. Non, trop personnel. Faire diversion. Le petit Larousse illustré. Enfant, je m’étais dit que j’en apprendrai chaque jour un mot. J’ai dû m’arrêter à « à : préposition, du latin ad, vers. … ».

Ma collection de romans policiers. Oui tiens, je pourrais citer la page où on dévoile le nom du meurtrier, ce serait marrant ça.

Les livres qui m'ont tiré mes premières larmes ? Un été pour mourir, Black boy, La cicatrice, dont j’ai oublié les auteurs, Un sac de billes de Joseph Joffo, Vipère au poing,… Impossible de mettre la main dessus. Mon vieil exemplaire de Oui-Oui à la ferme, Les petits poèmes en prose de Baudelaire, l’album panini de mon neveu qui traîne sur le plancher… Mon Dieu, pourquoi suis-je si désordonnée ?

Et mon cœur qui se vide et s’épanche aux yeux de tous.

 

Et c’est là qu’il m’apparaît.

 

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert
Editions Calmann-Lévy, 2008, page 208

 

Et là tu vois Polly, il faut que je t’avoue quelque chose. Je ne suis pas le genre de fille que tu crois. Je ne te dévoilerai pas la page 123, pas au premier clic. Tu ne peux pas tout obtenir de moi d’un simple effleurement de doigt, si délicat soit-il, sur un bouton gauche de souris. Non, je commencerai à la page 208. Je déborderai peut-être sur la page 209, mais tu ne liras rien de plus cette fois-ci. Et estime-toi heureuse, car c’est bien mon intimité que je te dévoile avec ce passage qui m’a un jour adouci le cœur.

 

«  Je crois que si j'ai tant de mal à oublier ce type, c'est parce que je croyais sérieusement que David était mon âme sœur. 
- Il l'était, probablement. Ton problème, c'est que tu ne comprends pas la signification de ces mots. Les gens pensent qu'une âme sœur est leur association parfaite, et tout le monde lui court après. En fait, l'âme sœur, la vraie, est un miroir, c'est la personne qui te montre tout ce qui t’entrave, qui t'amène à te contempler toi-même afin que tu puisses changer des choses dans ta vie. Une vraie âme sœur est probablement la personne la plus importante que tu rencontreras jamais, parce qu'elle abat tes murs et te réveille d'une claque. Mais passer sa vie avec une âme sœur ? Quelle idée ! Trop douloureux. L'âme sœur, elle ne débarque dans ta vie que pour te révéler une autre strate de toi-même, et ensuite, elle se casse. Dieu merci. Ton problème, c'est que tu n'arrives pas à laisser celle-là s'en aller. C'est fini, Supérette. La raison de ta rencontre avec David, c'était de te secouer, de te faire quitter ce qu'il fallait quitter, de t'écorcher un peu l'ego, de te montrer ce sur quoi tu butes et ce dont tu es dépendante, de te briser grand le cœur afin qu’une nouvelle lumière puisse y pénétrer, de t'acculer à un désespoir et une perte de contrôle tels que tu était obligée de transformer ta vie, puis de t'introduire auprès de ton maître spirituel et de mettre les voiles. C'était ça son boulot et il l'a super bien fait, mais là c'est terminé. Le problème, c'est que tu n'arrives pas à accepter que cette relation était éphémère. Tu es comme un chien dans une décharge, bébé - tu t'obstines à lécher une boîte de conserve vide, à essayer d'en extraire coûte que coûte de quoi te nourrir. Et si tu n'y prends garde, cette boîte va rester coincée à jamais sur ton museau et rendre ta vie misérable. Alors, lâche-là.

- Mais je l'aime.
- Eh bien aime-le.
- Mais il me manque.
- Eh bien qu'il te manque ! Envoie-lui de l'amour et de la lumière chaque fois que tu penses à lui, et ensuite, passe à autre chose. Tu as juste peur de laisser filer les dernières miettes de David parce que, alors, tu seras seule pour de bon, et que Liz Gilbert est morte de trouille à l'idée de ce qui se passera si elle est vraiment seule. Mais c'est ça qu'il te faut comprendre Supérette. Si tu libères, dans ta tête, toute cette place que tu monopolises en ce moment pour ta fixette sur ce type, tu auras un vide, là, une ouverture - une porte. Et devine un peu ce que l'univers va faire de cette porte ? Il va s'y précipiter - et te remplir de plus d'amour que tu n'en as jamais rêvé. Alors, arrête de te servir de David pour bloquer cette porte. Lâche prise."

 

 

Merci à Florence de m’avoir fait découvrir ce livre et à Polly d'avoir pensé à moi

 

Attention, préparez-vous au coup de clic dévastateur

Florence

Maman Enchantée

Marie-Lore
Nathalie

Gaëlle

Hadda

Anne
Tristan

Genfi

 

Tu n’es pas sur la liste ? Tu n’as pas de blog ? Alors écoute, tu prends ta souris, tu vas sur over-blog et tu te crées un blog.

Et si tu n’as pas envie de jouer, eh bien, n’y joue pas :)

Par Marie Poppins - Publié dans : Marie-Basmati - Communauté : Agent du bonheur
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Marie Poppins

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